- L’inflation n’est pas un phénomène multifactoriel
- Pourquoi l’impression monétaire ne cause pas toujours de l’inflation ?
- Exploration des Types d'Inflation
- Classification de l'Inflation selon Bernholz
- Conclusion : Synthèse sur les Types d'Inflation
L’inflation n’est pas un phénomène multifactoriel
Dans cette section, nous allons explorer les différentes dimensions de l'inflation, un phénomène souvent mal compris. Bien que l'inflation soit fréquemment perçue comme un phénomène multifactoriel dans les médias et les discussions courantes, il est crucial de rappeler qu'elle est, au fond, un phénomène monétaire.
Voici une déconstruction du sujet en plusieurs points clés :
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Distinction entre Hausse de Prix et Inflation :Une hausse de prix peut être sectorielle et induite par divers facteurs, comme une baisse de production de l'OPEP pour le pétrole ou des conditions climatiques défavorables pour le blé. L'inflation, en revanche, se définit par une hausse généralisée des prix sur un éventail de biens et services, pas seulement dans un secteur spécifique.
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L'Essence Monétaire de l'Inflation :Avec une masse monétaire, fixe une hausse de prix dans un secteur engendrerait une baisse des prix dans d'autres secteurs, car la quantité d'argent disponible pour dépenser ailleurs serait réduite. L'inflation est intimement liée à une augmentation de la masse monétaire qui permet une hausse de prix dans tous les secteurs simultanément.
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Impact de la Masse Monétaire sur l'Inflation et la Déflation :Dans un système de masse monétaire fixe, une augmentation de la production devrait théoriquement entraîner une déflation, c'est-à-dire une baisse des prix, car il y aurait plus de biens et services disponibles. Dans le système monétaire fiat actuel, l'augmentation de la masse monétaire annule la déflation potentiellement induite par l'augmentation de la production.
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Effets Pervers de l'Ajustement de la Masse Monétaire :L'augmentation de la masse monétaire, sans une augmentation correspondante de la production, entraîne une inflation, car il y a plus d'argent en circulation pour le même nombre de biens et services. Alors que l'accroissement de la production aurait dû mener à une déflation, l'augmentation simultanée de la masse monétaire a annulé cet effet, engendrant plutôt une inflation.
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Inflation, Déflation et Masse Monétaire : Des Vases Communicants :L'inflation et la déflation sont comme des vases communicants dans une économie. L'accroissement de la production peut mener à la déflation, mais si la masse monétaire est augmentée simultanément, l'effet de déflation est annulé, engendrant de l'inflation.
Cette discussion souligne l'importance de comprendre les mécanismes sous-jacents de l'inflation et de la déflation, et comment la manipulation de la masse monétaire peut avoir des impacts profonds sur l'économie. Nous revisiterons probablement ces concepts plus tard pour une compréhension plus approfondie de leur interconnexion et de leur impact sur l'économie globale.
Pourquoi l’impression monétaire ne cause pas toujours de l’inflation ?
Inflation ≠ IPC
L'inflation, bien que souvent associée à l'augmentation de la masse monétaire, ne présente pas toujours une corrélation directe avec l'impression monétaire, comme illustré par la période suivant la crise financière de 2008. Malgré une impression monétaire significative pour sauver les banques, la décennie qui a suivi n'a pas connu une inflation élevée, se situant en moyenne entre 0 et 2 % par an. Cette situation pose la question : pourquoi l'impression monétaire massive n'a-t-elle pas entraîné une inflation proportionnelle ? La réponse réside dans plusieurs nuances liées à la mesure de l'inflation et à l'indice des prix à la consommation (IPC ou CPI en anglais).
La première explication réside dans la manière dont l'inflation est mesurée. L'indice des prix à la consommation, utilisé comme indicateur principal de l'inflation, présente certaines lacunes. Par exemple, il ne prend pas en compte de manière exhaustive l'évolution des prix de l'immobilier. Bien que l'IPC intègre une composante liée aux loyers, l'appréciation substantielle des prix des maisons n'est pas pleinement reflétée. Ainsi, des augmentations significatives des coûts du logement peuvent se produire sans être entièrement mesurées par l'IPC, sous-estimant potentiellement l'inflation réelle.
En outre, le calcul de l'IPC inclut certaines méthodologies qui peuvent compenser ou masquer les augmentations de prix réelles. Par exemple, des améliorations qualitatives des produits peuvent être utilisées pour ajuster l'indice. Si le prix d'un produit augmente, mais que sa qualité ou ses caractéristiques s'améliorent également, l'IPC peut considérer que la valeur réelle pour le consommateur n'a pas changé et donc ne pas refléter d'inflation. Un cas illustratif est celui où, malgré une hausse des prix du bœuf et des ordinateurs due à l'injection monétaire, l'amélioration de la performance des ordinateurs est utilisée pour compenser cette hausse. Si un ordinateur coûte deux fois plus cher mais est quatre fois plus puissant, l'IPC peut interpréter cela comme une baisse des prix, masquant ainsi l'augmentation du prix du bœuf.
Ces nuances dans la mesure de l'inflation par l'IPC mettent en lumière la complexité de la relation entre l'impression monétaire et l'inflation. Elles suggèrent également que l'inflation réelle peut être plus élevée que celle rapportée si l'on tenait compte de manière plus exhaustive de toutes les augmentations de prix, notamment dans des secteurs clés comme l'immobilier. Cette analyse met en exergue l'importance de comprendre les mécanismes sous-jacents de l'inflation et les limitations des indices conventionnels utilisés pour la mesurer, afin de mieux appréhender l'impact économique des politiques monétaires.
Les arguments de la MMT
La Théorie Monétaire Moderne (MMT) propose une perspective distincte sur la création monétaire et l'inflation. Selon la MMT, l'argent émane principalement du gouvernement, qui peut imprimer des montants substantiels pour financer ses besoins, sans provoquer d'inflation tant que les secteurs ciblés par ces fonds ne sont pas saturés. C'est une approche qui s'écarte des théories monétaires traditionnelles et qui souligne l'importance des capacités d'absorption sectorielles dans la dynamique inflationniste.
Un exemple illustratif de la MMT est le complexe militaro-industriel américain. Selon la MMT, des centaines de milliards de dollars peuvent être alloués à ce secteur sans provoquer d'inflation, grâce à sa capacité d'absorption. En contraste, si des fonds substantiels sont injectés dans la construction de routes aux États-Unis, où il existe un nombre limité d'entreprises et de main-d'œuvre, une inflation, pourrait survenir en raison de la rareté des ressources et de la hausse des coûts demandés par les fournisseurs.
Le cas du Japon est souvent cité par les défenseurs de la MMT comme un autre exemple de l'absence d'inflation malgré une impression monétaire importante. Toutefois, la situation au Japon souligne aussi les limites des mesures traditionnelles de l'inflation comme l'Indice des Prix à la Consommation (IPC). Au Japon, une grande partie de l'argent imprimé est soit épargnée, soit investie dans l'immobilier ou les marchés d'actions, et non dépensée dans l'économie de consommation courante. L'IPC, en ne mesurant pas entièrement ces dynamiques, peut sous-estimer l'inflation réelle.
L'analyse du Japon met également en lumière que le comportement des agents économiques, comme l'épargne ou l'investissement dans des actifs non inclus dans l'IPC, peut masquer l'impact inflationniste de l'impression monétaire. De plus, la capacité des différents secteurs à absorber les liquidités injectées joue un rôle crucial dans la manifestation ou non de l'inflation.
Le bilan des banques et de la banque centrale
Troisième exemple de pourquoi l'impression monétaire ne causerait pas d'inflation, c'est que la relation entre l'impression monétaire et l'inflation est modulée par la manière dont l'argent nouvellement créé est introduit dans l'économie. Si cet argent reste dans le bilan des banques privées sans être prêté aux acteurs économiques, il n'impactera pas directement l'économie réelle et, par conséquent, n'entraînera pas d'inflation.
L'impression monétaire peut être envisagée comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus de l'économie. L'argent créé peut demeurer latent pendant un certain temps, sans effet inflationniste visible, tant qu'il n'est pas injecté dans l'économie via des prêts bancaires ou d'autres mécanismes. Cependant, lorsque cet argent latent est finalement mis en circulation, les effets inflationnistes peuvent alors se manifester. C'est ce qui a été observé au cours des années 2020, où l'argent créé précédemment a trouvé son chemin dans l'économie, conduisant à une inflation.
Ce scénario souligne l'importance des mécanismes de transmission monétaire dans la détermination de l'impact inflationniste de l'impression monétaire. La création monétaire par la banque centrale n'est qu'un élément du puzzle. Le comportement des banques privées, qui décident du volume de prêts à accorder, et le comportement des emprunteurs, qui décident de la manière dont ils dépenseront l'argent emprunté, sont également des éléments cruciaux dans cette dynamique.
L'inflation est sociale!
L'exemple de la République de Weimar illustre un autre aspect crucial de la relation entre l'impression monétaire et l'inflation : le rôle des anticipations et du comportement des agents économiques. Lorsque la Banque centrale de la République de Weimar a commencé à imprimer une grande quantité de monnaie, l'incertitude économique a conduit les individus à thésauriser, c'est-à-dire à stocker l'argent plutôt qu'à le dépenser. Cette réaction a temporairement retardé les effets inflationnistes de l'impression monétaire.
Cependant, lorsque la situation économique a commencé à s'améliorer légèrement, la confiance a progressivement été restaurée. Les individus ont alors retiré leur épargne de leurs cachettes et ont commencé à dépenser massivement dans l'économie. Ce changement soudain de comportement, combiné à une masse monétaire élevée déjà existante, a conduit à une explosion de la demande. Avec plus d'argent en circulation et une demande accrue, les prix ont commencé à monter rapidement, conduisant à une inflation notable.
Cet exemple met en lumière l'importance du timing et des comportements des agents dans la manifestation de l'inflation. L'inflation ne se manifeste pas uniquement en réponse à l'augmentation de la masse monétaire, mais aussi en fonction de la manière et du moment où cette monnaie est dépensée dans l'économie. Les incertitudes économiques et les anticipations des agents économiques jouent un rôle crucial dans cette dynamique et peuvent soit accélérer, soit retarder les effets inflationnistes de l'impression monétaire.
Récapitulatif :
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Indice des Prix à la Consommation (IPC) : L'IPC est structuré de manière à sous-estimer l'inflation, ce qui peut donner une image distordue de la réalité inflationniste.
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Absorption Sectorielle : L'injection monétaire dans des secteurs capables de l'absorber n'entraîne pas toujours de l'inflation. L'exemple principal est le complexe militaro-industriel américain qui peut absorber d'importantes sommes d'argent sans provoquer d'inflation.
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Cas du Japon : Malgré une impression monétaire significative, l'inflation reste faible au Japon car les fonds sont souvent épargnés, investis dans l'immobilier ou les marchés d'actions. Ces secteurs absorbent l'argent imprimé, et l'IPC ne reflète pas nécessairement les augmentations de prix dans ces domaines.
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Corrélation entre l'Impression Monétaire et les Marchés : Il est observé que les courbes de l'immobilier et des marchés d'actions suivent souvent l'impression monétaire, indiquant où l'argent imprimé est dirigé.
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Réserve Monétaire des Banques : Lorsque l'argent imprimé reste dans les bilans des banques et ne circule pas dans l'économie, il ne cause pas d'inflation. Cela est illustré par l'exemple de 2008, où l'argent imprimé est resté largement dans les bilans des banques, retardant l'impact inflationniste.
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République de Weimar : Cette période historique montre comment l'incertitude économique a conduit à la thésaurisation de l'argent, retardant l'inflation. Cependant, une fois la confiance restaurée et l'argent dépensé, l'inflation a explosé.
Ces exemples peuvent être utilisés dans des discussions pour expliquer pourquoi l'inflation n'est pas toujours une conséquence immédiate de l'impression monétaire, et comment les contextes économiques et comportements des agents influencent l'inflation.
Parce que comme le montre bien ce thread: On aime bien blâmer tout et son contraire pour l'inflation (sauf les banques centrales).
- Économistes blâmant l'inflation sur le changement climatique
- Exemple de la Suède blâmant Beyoncé pour l'inflation durant un mois spécifique.
- Banque centrale en Pologne attribuant l'inflation à l'agression russe en Ukraine et à la pandémie
- Brexit blâmé pour l'inflation au Royaume-Uni.
- Sortie du jeu Zelda associée à un choc inflationniste.
- Taylor Swift prétendument causant de l'inflation.
Comment Beyoncé ou Taylor Swift, dites-moi, pourrait expliquer une hausse généralisée des prix? Vous voyez que ça ne fait aucun sens. En gros:
Exploration des Types d'Inflation
Il est primordial de saisir la distinction entre les différents types d'inflation, une compréhension qui nous permet d'appréhender les manifestations variées de ce phénomène économique. Voici un éclaircissement sur ces différents types :
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Inflation Rampante (Creeping Inflation) : C'est le type d'inflation que les banques centrales visent généralement, établi à environ 2 % annuellement. Cette cible a été adoptée depuis les années 90 et vise à maintenir une croissance économique stable sans surchauffe ni déflation.
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Inflation Modérée (Walking Inflation) : Cette forme d'inflation se manifeste quand l'inflation dépasse la cible de 2 %. Elle est souvent associée à une économie en surchauffe, un état où l'offre monétaire excessive stimule une augmentation des prix générale. Ce scénario expose les limites des politiques monétaires et révèle parfois les contradictions dans les discours économiques.
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Inflation Galopante (Galloping Inflation) : L'inflation galopante, souvent qualifiée d'inflation à deux chiffres, survient lorsque le taux d'inflation annuel excède 10%. Elle marque un dérapage significatif des prix qui peut compromettre la stabilité économique.
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Hyperinflation : L'hyperinflation est un phénomène extrême où le taux d'inflation dépasse 50% par mois, ce qui, en raison de la nature exponentielle de l'inflation, équivaut à une inflation annuelle de plus de 13,000%. Ce niveau d'inflation déstabilise gravement l'économie, rendant la monnaie presque sans valeur et provoquant une perte de confiance dans le système monétaire.
Dans l'exploration des types d'inflation, il est courant de rencontrer des termes comme "Demand Pull" et "Cost Push" dans les ressources éducatives. Ces concepts, bien que valides, tendent à expliquer les hausses de prix plutôt que l'inflation en tant que phénomène monétaire. Voici une analyse plus approfondie :
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Demand Pull : L'inflation de type Demand Pull est souvent expliquée comme une situation où la demande dans l'économie surpasse la production disponible. Cependant, sans une augmentation correspondante de la masse monétaire, cette situation conduira simplement à une redistribution des dépenses. Les consommateurs pourraient dépenser plus sur les biens essentiels et moins sur d'autres, neutralisant ainsi l'effet inflationniste global.
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Cost Push : D'autre part, l'inflation de type Cost Push est attribuée à l'augmentation des coûts de production, comme ceux des ressources naturelles ou de la main-d'œuvre. Encore une fois, sans augmentation de la masse monétaire, les augmentations de coûts dans un secteur pourraient simplement réduire les dépenses dans d'autres, sans provoquer d'inflation généralisée.
Ces explications traditionnelles associent souvent les hausses de prix à l'inflation, ce qui peut prêter à confusion. En réalité, pour qu'une inflation généralisée se produise, une augmentation de la masse monétaire est nécessaire. Dans ce contexte, les concepts de Demand Pull et Cost Push peuvent expliquer les variations de prix sectorielles, mais ils ne capturent pas la nature monétaire de l'inflation. Cela souligne l'importance de distinguer entre les hausses de prix sectorielles et l'inflation généralisée, et réaffirme la nécessité d'une augmentation de la masse monétaire pour que l'inflation se manifeste à travers l'économie. Cette analyse offre une perspective plus nuancée et précise sur les causes réelles de l'inflation et démystifie les interprétations courantes qui peuvent masquer la dynamique monétaire sous-jacente.
Classification de l'Inflation selon Bernholz
Bernholz propose une classification simplifiée mais précise de l'inflation en trois catégories, permettant de mieux appréhender ce phénomène monétaire complexe :
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Inflation Modérée : L'inflation modérée se manifeste lorsque le niveau de masse monétaire est supérieur à la normale, mais sans que l'État ne recoure à de larges déficits financés par la création monétaire. Bien que le terme "modérée" puisse sembler insignifiant, cette forme d'inflation peut engendrer des problèmes substantiels, bien que n'étant pas classée comme haute inflation.
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Haute Inflation : La haute inflation se produit quand la valeur réelle de la masse monétaire diminue malgré une augmentation en nombre nominal. Cette situation paradoxale découle de la substitution monétaire, où les individus perdent confiance dans la monnaie nationale et cherchent à échanger celle-ci contre des biens, des services ou des devises étrangères. Ce processus réduit encore plus la valeur réelle de la monnaie, exacerbant ainsi l'inflation.
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Hyperinflation : L'hyperinflation est une extension de la haute inflation, caractérisée par de larges déficits budgétaires financés par la création monétaire. Historiquement, aucun cas d'hyperinflation n'a été observé sans un financement déficitaire substantiel par l'impression monétaire. L'hyperinflation engendre un cercle vicieux : l'inflation érode la valeur de la monnaie si rapidement que les recettes fiscales se déprécient avant même que l'État ne puisse les collecter, forçant ainsi l'État à imprimer encore plus de monnaie pour se financer. Ce cycle auto-renforçant conduit à des taux d'inflation astronomiques, surpassant souvent 50% par mois.
Cette classification de Bernholz met en lumière la progression dangereuse de l'inflation modérée à l'hyperinflation, et souligne l'importance cruciale du contrôle monétaire et budgétaire pour prévenir les spirales inflationnistes destructrices. Elle démontre également que les conséquences néfastes sur le financement étatique peuvent survenir bien avant d'atteindre le stade d'hyperinflation, offrant ainsi une perspective nuancée sur les implications de l'inflation à divers degrés.
Conclusion : Synthèse sur les Types d'Inflation
Pour conclure, nous avons exploré une gamme variée de types d'inflation, en commençant par des termes souvent entendus comme « creeping inflation », « walking inflation », et « galloping inflation », chacun dénotant des niveaux différents de pourcentages d'inflation au sein d'une économie. Cependant, pour notre étude approfondie sur l'hyperinflation, les catégories d'inflation modérée, haute inflation et hyperinflation, telles que décrites par Bernholz, se révèlent être des repères cruciaux.
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Inflation Modérée : Elle signale un niveau de masse monétaire supérieur à la normale, bien que ce niveau puisse se maintenir sans un financement déficitaire important par l'État.
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Haute Inflation : Elle survient lorsque la valeur réelle de la masse monétaire diminue, souvent en raison de la substitution monétaire, où les individus cherchent à échanger leur monnaie contre des biens, des services ou d'autres devises.
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Hyperinflation : Elle représente une version extrême de la haute inflation, où une création monétaire excessive pour financer de larges déficits budgétaires provoque une érosion rapide de la valeur réelle de la monnaie.
Ce qui ressort de notre exploration est que l'hyperinflation est un phénomène complexe et contre-intuitif. Bien que l'on puisse supposer que l'hyperinflation est le résultat d'une augmentation massive de la masse monétaire, en réalité, elle découle d'une diminution de la valeur réelle de cette masse monétaire. Cette nuance est cruciale pour comprendre pourquoi certains pays peinent à sortir de l'hyperinflation, même avec le soutien d'institutions internationales telles que la Banque Mondiale ou le FMI. Une mauvaise caractérisation du type d'inflation peut conduire à l'application de remèdes inappropriés, exacerbant ainsi les problèmes économiques au lieu de les résoudre.
Dans nos discussions futures, nous plongerons plus profondément dans l'hyperinflation, en explorant ses définitions et ses manifestations dans divers contextes économiques. Notre objectif sera de dévoiler les mécanismes sous-jacents de l'hyperinflation et d'explorer les solutions potentielles pour y remédier. Cette compréhension nuancée nous permettra de mieux appréhender les défis associés et de proposer des stratégies informées pour la gestion de l'inflation.
Merci pour votre attention. La prochaine session sera entièrement dédiée à définir et à démystifier l'hyperinflation, en tenant compte des différentes perspectives académiques et pratiques. Nous nous réjouissons de poursuivre cette exploration avec vous lors de notre prochaine rencontre.
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Quelle est la perspective de la Théorie Monétaire Moderne (TMM) sur la création monétaire et l'inflation ?